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Mot de la directrice Selon l'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA) parue en 2003, 55% de la population québécoise, âgée de 16 ans et plus, ne possèderait pas le niveau minimal d'alphabétisation afin d'être en mesure de bien se débrouiller chaque jour dans les différentes sphères de leur vie et de participer pleinement à l'économie du savoir. Cela signifie que plus de la moitié des québécoises et des québécois éprouve d'importantes difficultés de lecture, d'écriture et de calcul. Ce constat est d'autant plus alarmant quand on sait que moins de 1% des gens qui vivent ces difficultés vont chercher de l'aide. La majorité éprouve de la honte, de la peur, de la colère, une faible estime de soi et porte souvent en elle une blessure profonde en lien avec une expérience scolaire pénible. Dans une société de plus en plus industrialisée où le code écrit prend une place prédominante et où les nouvelles technologies envahissent le quotidien, il est prévisible que des problématiques criantes au niveau de la main-d'oeuvre commencent à se faire sentir. De plus, l'analphabétisme prive notre société d'une démocratie pleine et entière, puisque plus de la moitié des individus qui la composent n'est pas en mesure d'exercer totalement son rôle de citoyen. De surcroît, les difficultés à utiliser les nouvelles technologies, telles que l'informatique et l'Internet, sont aujourd'hui considérées comme une nouvelle forme d'analphabétisme, puisqu'elles briment l'accès à des sources d'information et de communication de plus en plus communes. Tout comme les difficultés à lire, écrire et calculer, les difficultés face aux nouvelles technologies compliquent l'intégration en emploi et nuisent à l'avancement des individus en entreprises. Conséquemment, un lien entre l'analphabétisme et la pauvreté peut être fait, sans compter les autres problèmes qui en découlent (problèmes de santé, problèmes d'intégration, exclusion, isolement, décrochage scolaire, et autres problèmes personnels et sociaux). L'analphabétisme coûte très cher individuellement, familialement, collectivement et économiquement. Consciente des grands défis liés à l'analphabétisme, La Griffe d'Alpha s'est donnée comme mission de venir en aide aux personnes qui vivent cette problématique, en tenant compte de leurs besoins, de leur réalité et de leur rythme d'apprentissage, le tout dans une ambiance accueillante, respectueuse, favorisant l'apprentissage en groupe et en leur offrant une autre façon d'apprendre. Ce site Internet en est un bel exemple, puisqu'il a été réalisé dans le cadre d'un projet éducatif collectif auquel a participé l'ensemble des membres du personnel et des participants en démarche d'apprentissage. Ainsi, les pages sur lesquelles vous vous apprêtez à naviguer sont empreintes de plusieurs heures de travail, de recherche, d'acquisition et de transfert de nouvelles connaissances, de partage, d'échange, de travail d'équipe, de dépassement de soi, d'incertitude, de questionnement, parfois de découragement, mais aussi et surtout de fierté de la part des participants et des membres du personnel. À l'intérieur de ce site, vous serez en mesure d'en apprendre davantage sur La Griffe d'Alpha et son fonctionnement, de constater la diversité des services que nous offrons, de connaître notre philosophie, notre mission et l'approche que nous privilégions auprès de la clientèle, mais également de visiter les pages personnelles des participants. Espérant que le tout saura vous plaire, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une belle et bonne visite. Marjorie Beaudoin, directrice
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